Pom Pom Pom…
Y’a pas si longtemps

SHADE – Esprit des Ombres (1)

Novembre 1996 : l’idée m’a été lancée par mon vieux pote de collège, R. Truxillo. Le bougre était déjà reparti depuis 3 ans dans sa Martinique natale. Un jour il m’envoit les drafts d’un personnage qu’il dessine frénétiquement depuis plusieurs semaines !…

Ce personnage à la cagoule flottant dans le vent dégage une aura mystérieuse qui me séduit d’emblée et m’inspire une première trame de scénario !

  • Un esprit, doté de pouvoirs qu’il tire de l’ombre (oui l’ombre… ) ! Envoyé dans le monde sensible pour une raison inconnue, il est trahi par ses créateurs et réduit au silence. Avant sa mort, il jure de se venger et imprègne un morceau de tissu. Des siècles plus tard, le vêtement est découvert. On découvre rapidement qu’il confère à quiconque le porte des pouvoirs immenses mais (y’a toujours un MAIS) ce qu’on ignore c’est qu’il oblige le possesseur à se corrompre et à devenir malgré lui l’instrument d’une vengeance inachevée.

Je rappelle que j’ai toujours été attiré et passionné par la science-fiction (et dans une certaine mesure par le Fantastique). L’environnement dans lequel je vivais à l’époque (ville africaine de petite taille) offrait un contexte que j’ai voulu tout de suite exploité. Je ne visualisais rien de précis mais je souhaitais que cela se passe géographiquement en Afrique et plus particulièrement dans une époque futuriste. Mes lectures de l’époque y sont sans doute pour beaucoup.

Certes j’avais du mal à imaginer un futur tel que les auteurs de Science Fiction le décrivent souvent (hyper modernité, building, vaisseau spatiaux OU chaos, guerre nucléaire, désertification) mais l’idée était là et le cadre posé !

Tome 1 : Résurrection

1.1 : Le Pitch

L’action du 1er tome se déroule donc dans un pays d’Afrique de l’Ouest, à une époque avancée. Des villageois (noirs) vivent dans une immense réserve naturelle, sous contrôle militaire (blancs). Ils ignorent pourquoi on les parque de la sorte. Tout ce qu’ils savent, c’est qu’ils n’ont pas le droit d’en sortir. Dans cette réserve, on ne trouve aucun homme adulte et ce depuis plusieurs années. Seuls quelques femmes, de jeunes enfants (garçons et filles) et un vieux sage du nom de Opa Joseph. Que font-ils là ? Où sont passés les hommes ? Pourquoi les adultes semblent éviter le sujet dès qu’on les interroge ? Beaucoup de questions que le petit Djeremy se pose et auxquelles personne ne veut répondre. Jusqu’au jour où son grand frère, Lemi, lui annonce qu’il a trouvé un pagne étrange.

1.2 : Des Noirs Vs des Blancs, encore ?

L’opposition blanc / noir me semblait (à l’époque) être un point de départ intéressant. Je voulais me baser sur un sujet qui aussi « casse-gueule » soit-il fait partie de la culture populaire africaine (colonisation, oppression, manipulation) mais (et c’est là tout l’enjeu de la narration) je souhaitais lui donner une autre perspective, une autre lecture. Dans ce futur, les noirs « semblent » être encore les victimes d’une « domination apparente » des blancs mais… bien évidemment, c’est un peu plus compliqué que ça.

Aujourd’hui, j’ai abandonné (en partie) cette opposition et même si j’en joue un peu, ce n’est que pour focaliser l’attention de certains des protagonistes.

  • D’un côté les villageois qui ignorent pourquoi on les maintient dans cette réserve (ce qui permet de laisser libre court à tous les rêves de rébellion et de vengeance propres aux populations opprimées).
  • Et de l’autre côté les « ennemis » qui ne sont en fait que des équipes des scientifiques envoyés pour étudier in-situ l’évolution d’un mal mystérieux qui a décimé les populations de cette partie du globe.

La raison de cette situation (de contrôle) n’est donc pas économique ou politique mais tout simplement sanitaire…

Bon ! ça sonne encore très « actualité du début du 21ème siècle » mais je vous rassure la suite s’en éloigne très vite… !

à lire aussi : SHADE – Esprit des Ombres (2)   » l’Afri-fiction » un nouveau genre ?

Laisser un commentaire